15.7.21

Aéroport de Sion : le business du jet d'affaires décolle

Après une année 2020 marquée par la crise liée au coronavirus et une baisse de 15% du chiffre d’affaires, l’aéroport de Sion enregistre une hausse d’activité dans le secteur de l’aviation d’affaires.

La foule dense. Les files d’attente interminables. Les contraintes administratives liées aux conditions d’entrée dans les pays de destination, la confusion, et parfois même, l’impossibilité de grimper à bord de son avion. Les départs en vacances en ce début d’été sont quelque peu chaotiques dans les grands aéroports suisses, pris d’assaut.

Les jets d'affaires privilégiés

Une solution pour éviter les rassemblements de personnes et les temps d’attente? Privilégier les départs depuis les aéroports régionaux. Une aubaine pour le site de Sion.

L’aéroport valaisan enregistre une hausse d’activité dans le secteur de l’aviation privée. «De nombreuses personnes se sont tournées vers les jets d’affaires», commente le vice-président de la Ville de  Christian Bitschnau, en charge du dossier de l’aéroport. «Auparavant, ces petits appareils étaient occupés par un, deux ou trois passagers. Mais depuis 2020, avec la pandémie, jusqu’à 10 personnes peuvent occuper un jet.»

Le nombre de vols commerciaux étant restreint depuis le début de la crise, de plus en plus de personnes privilégient l’aviation d’affaires pour effectuer leurs déplacements. «Prendre un jet permet d’éviter les files d’attente et la foule, de voyager à travers des canaux sécurisés», ajoute Christian Bitschnau.

A tel point que l’aéroport de la capitale valaisanne observe plus de mouvements dans le secteur des jets d’affaires en 2021 qu’en 2019, pour les mois de mai et juin. Le vice-président de Sion est optimiste: «Comme c’est parti, je pense que l’augmentation se poursuivra sur le reste de l’année.» La Ville n’est toutefois pas en mesure de chiffrer cette hausse d’activité, car le recul n’est pas suffisant.

Destination la Méditerranée

Il est également possible de s’envoler pour la France depuis Sion, à des tarifs plus abordables qu’en jet privé. En effet, la compagnie Air Mountain propose d’emmener sa clientèle à destination de Saint-Tropez, mais aussi jusqu’à Calvi et Figari, en Corse.

«La force de cette nouvelle compagnie, créée par des anciens collaborateurs d’Air-Glaciers, est le temps de rotation», affirme Christian Bitschnau. «Les temps d’attente sont considérablement réduits par rapport aux départs depuis les aéroports de Genève ou Zurich.»

Selon le vice-président de la commune, ces offres fonctionnent très bien auprès de la clientèle. Toutefois, les tarifs sont loin de ceux appliqués par les compagnies low cost comme EasyJet. Il faut compter environ 1000 francs par voyageur pour effectuer un aller-retour à destination de la Méditerranée.

L'aéroport de Sion a maintenu son cap

Malgré la crise économique liée aux mesures prises pour lutter contre le Coronavirus en 2020, l’aéroport de Sion a maintenu des chiffres plutôt stables. En 2019, 26 000 passagers ont emprunté 38 000 vols, tandis qu’en 2020, 22 000 voyageurs ont été transportés sur 37 000 vols.

«Notre chiffre d’affaires a baissé de 15% l’an passé. C’est peu comparé aux pertes financières accusées par Genève ou Zurich, par exemple», commente Christian Bitschnau. Le site d’aviation valaisan a toutefois quasiment stoppé ses activités pendant plus de deux mois en 2020, lorsque tous les appareils en provenance de l’étranger devaient obligatoirement atterrir à Cointrin ou à Kloten.

Source : Le Nouvelliste

Crédit Photo : Sacha Bittel

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